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LEÇON 6: LA PROMESSE ACCOMPLIE

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COURS BIBLIQUES:

LA VOIX DE L’ESPERANCE

LES SENTIERS DE LA FOI


LEÇON 6: LA PROMESSE ACCOMPLIE

Au moment fixé par Dieu pour la manifestation du Salut, Jésus Christ parut pour remplir sa mission de Sauveur du monde : « Lorsque les temps ont été accomplis, écrit saint Paul, Dieu a envoyé son Fils. » (Galates 4 :4, voir aussi romains 5 :6 .)

1. Le mystère de l’incarnation

      On peut dire que l’incarnation de Jésus Christ a fourni la solution au problème le plus épineux qui se soit jamais posé à la philosophie.

    « La Parole a été faite chair et elle a habité parmi nous. » dit saint Jean (Jean 1 :14)

    Fils de Marie, mais conçut par le Saint Esprit, le Christ apparut comme un saint enfant (voir Luc 1 :35), revêtu de la nature humaine, acceptant de remplir dans les conditions les plus défavorables la mission de représenter  dans toute l’acception de ce mot l’espèce humaine ? Dont Adam avait été le père. Il est, lui, le dernier Adam (1 corinthiens 15 :45).

     Il était vraiment le Fils de l’homme. Il a préféré ce titre à tout autre. Son humanité était réelle, puisqu’il possédait un corps qu’il a dû s’assujettir à un développement graduel, qu’il a souffert comme nous de la faim, de la soif, de la fatigue qu’il aurait pu pécher  puisqu’il a été tenté comme nous en toutes choses (hébreux 4 :15), qu’il a dû passer par la mort. Il a vraiment été « rendu semblable en toutes choses à ses frères » (hebreux2 :17).

     S’il s’est ainsi abaissé jusqu’à nous, c’est pour nous élever jusqu’à Dieu. L’incarnation de Jésus a eu pour effet :

a)                      De révéler Dieu au monde

b)                      De réconcilier l’homme avec Dieu son père

c)                       D’expier le péché par le sacrifice de la croix ;

d)                      De détruire le mal

2. Le Fils de Dieu

        Si le Christ a été le Fils de l’homme par excellence, celui que Pilate a présenté à la foule en disant : « Ecce homo, voici l’homme ! » (Jean 19 :5), il a été le Fils de Dieu.

        Il a été de toute éternité, et son rôle de sauveur est antérieur même à la création. Aux juifs incrédules, qui le narguent en disant : «  tu n’as pas encore cinquante ans et tu as vu Abraham ? », il répond péremptoire : » en vérité en vérité, je vous le dit le, avant qu’Abraham fut je suis. » (Jean 8 :57-58)

     Avant de naitre dans une crèche, Jésus Christ habitait donc auprès de Dieu, son Père. A ces mêmes interlocuteurs qui doutent, il déclare : « vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde : moi, je ne suis pas de ce monde. » (Jean 8 :23) Il possédait une gloire toute divine, à laquelle il fait allusion dans sa prière sacerdotale (jean17 :5).

        En venant sur la terre, il a révélé le Père « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique qui est dans le sein du Père est celui qui l’a fait connaitre » (jean 1 :18).

      Il a été Dieu manifesté en chair, le Dieu-Homme, semblable à Dieu et participant à toutes ses perfections : vie, lumière, amour, justice, sagesse, puissance : « En Lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2 :9)

      Bien qu’il appelle le Père  son père (jean 20 :17), et qu’Il le considère comme étant plus grand que lui-même (jean 14 :28), Il est un avec Lui (jean 10 : 30), unit à Lui par une libre obéissance (jean 6 :38) et un parfait amour (jean 14 :31).

     Ajoutons que la divinité de Jésus Christ a été attestée non seulement par le Christ lui- même (Mathieu 26 :63-64), mais aussi par Dieu le Père. (Luc 3 ; 22 ; 9 :35 ; romains 1 :4), par les anges (Luc 1 :32 ; 2 :11), par les prophètes (Esaïe 9 :5) et par les apôtres (Romains 9 :5. Colossiens 2 :9). Les démons eux-mêmes reconnaissent que le Christ est le fils de Dieu (Luc 4 :3.9 ;41).

      La pensée de l’homme ne peut parvenir ici-bas à sonder le mystère des rapports qui existent entre Dieu et son Fils, ni celui de l’union en Jésus Christ de la Divinité et de l’humanité. Mais en y croyant, elle en reçoit la vie et la lumière, la force et la paix. 

3. La vie de Jésus Christ

        Environ l’an 750 de la fondation de Rome, c’est-à-dire quatre ans avant le commencement de notre ère, cette date n’est pas absolument établie, Jésus Christ est né à Bethléem dans une crèche. Il fut appelé Jésus, ce qui signifie sauveur ; et aussi le Christ, qui veut dire le Messie ou l’oint. Il reçut, en effet une onction, non d’huile comme jadis les rois, les sacrificateurs et les prophètes mais le Saint- Esprit (actes 10 :38).

       Son enfance et sa jeunesse se passèrent à Nazareth où son père adoptif Joseph exerçait le métier de charpentier. Hors mis le récit de sa rencontre, à douze ans, avec les docteurs de Jérusalem qu’Il étonna par sa précocité, les évangiles ne fournissent sur cette période de sa vie aucun détail particulier. Il était soumis à ses parents : « Il croissait en sagesse, en stature et en grâce devant Dieu et devant les hommes. (Luc 2 :51-52).

        Si dès l’âge de douze ans, il sait déjà que la grande affaire de sa vie est l’accomplissement de la volonté de son père céleste, (Luc 2 :49), il doit attendre l’âge de trente ans avant d’entreprendre son ministère publique. Il inaugure par son baptême, que Jean-Baptiste son précurseur lui administre dans les eaux du Jourdain. Son ministère va durer trois ans et demi.

        La vie de Jésus Christ est caractérisée par une sainteté parfaite. Notre sauveur, tenté comme nous en toutes choses n’a pas commis de péché (hébreux 4 :15). Il a été le seul entre tous les hommes à être exempt de péché. Ses ennemis ne l’ont jamais trouvé en défaut ; pour le condamner, ils durent produire de faux témoins.

       Sa sainteté provient du fait qu’il a entièrement accomplit la loi divine. Sa mort sur la croix sera la manifestation suprême de cette sainteté.

 4. Son enseignement

    «  Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissait toute maladie et toute infirmité » (Mathieu 9 :35).

        Il a été le prophète par excellence, enseignant avec autorité, simplicité et profondeur (Mathieu 7 :28). Comme il était lui-même le «  reflet de la gloire et l’empreinte de la personne de Dieu » (hébreux 1 :3)». Son enseignement se rapportait tout spécialement à la volonté de son Pèrequ’il révélait au monde et au royaume de Dieu dont il annonce la proximité et dans lequel il inviteles hommes à entrer par la repentance et la conversion (Matthieu 1 : 14-15. La loi de ce royaume est le décalogue spiritualisé, idéalisé par Jésus Christ et résumé dans l’amour pour Dieu et pour le prochain. La fraternité universelle est basée sur la paternité divine. Le Christest lui-même Emmanuel, c’est- à-dire Dieu avec nous (Esaïe 17 :14). «  Celui qui m’a vu a vu le Père. » (Jean 14 :9)

5. Ses miracles

        Le livre des actes des apôtres (10 :38) dit que « Dieu a oint du Saint-Esprit et de sa force Jésus de Nazareth qui allait de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable car Dieu était avec lui. »

        Jésus fit un grand nombre de miracles dont quelques-uns sont racontés par les évangiles (jean 20 :30). Manifestation  de sa miséricorde et de sa puissance, ils sont principalement constitués par des guérisons : de lépreux, d’aveugles, de paralytique, de sourd-muet, de démoniaques, etc. On y compte également des résurrections de morts et des actes de puissance sur la nature.

         C’est par sa Parole que Jésus opéra ces miracles (Matthieu 8 :3-8), mais c’est dans sa parfaite communion avec le Père qu’il a puisé la force de les réaliser. D’autre part, il a posé la foi comme condition de leur accomplissement.

        Leur réalité est incontestable, confirmée par le témoignage de Jésus lui-même (Matthieu 11 : 4-5), dont il atteste la divinité (jean 3 :2 ; actes 2 :22), par celui des auteurs des auteurs des évangiles et par celui, involontaire de ses ennemis ‘(Matthieu 22 :45-46 ; 27 : 41-42).

6. Ses souffrances et sa mort

   Pour « chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19 : 10). Jésus a dut souffrir beaucoup et mourir. Son ministère ne fut qu’une suite de souffrance causée par l’inintelligence de ses disciples dont l’un, Judas le trahira et dont un autre, Pierre le reniera  par l’indifférence des juifs, par la haine de ses ennemies, et surtout par l’impiété de tous. Mais c’est au cours de sa passion qu’il eut à supporter les souffrances les plus cruelles. Aucune humiliation ne lui fut épargnée. Le supplice de la croix, considéré comme infâme, était extrêmement douloureux mais le fardeau des péchés du monde allait ajouter à ses souffrances une angoisse autrement poignante en le séparant pour un moment de son Père et en lui arrachant ce cri pathétique : « Mon Dieu mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mathieu 27 : 46).

   En remettant son esprit entre les mains de son Père (Luc 23 :46), il s’écria : « tout est accompli » indiquant par ces paroles que le principale objet de sa mort était atteint à savoir la rédemption de l’humanité coupable : « nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés… Le Christ est mort pour nos péchés. » (Éphésiens 1 :7 ; 1 Corinthiens 15 : 3)

   Au crime total que constituait le péché d’Adam, il fallait une réparation totale. Le Christ apporte cette réparation. Il est le second Adam, s’identifiant à l’humanité, se substituant à elle. Sa vie sans tache dans une chair semblable à la nôtre lui a permis d’être la victime expiatoire, propitiatoire (romains 3 : 25), subissant à notre place le châtiment prévu par la loi, châtiment que tous, sans distinction, nous avons mérité. Il est mort par ce que nous étions impardonnable. Il est «l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ». (Jean 1 ::29) « Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui » (Esaïe 53 16).

7. Sa résurrection et son ascension

      Jésus ressuscita au matin du premier jour de la semaine. Celui qui était saint, qui avait la vie en lui-même (jean 11 : 25 ; 14 :6) ne pouvait être retenu dans les liens de la mort (actes 2 : 24). Le jour même de sa résurrection, il se montra à Marie- Madeleine et à ses compagnes, à Pierre, à deux disciples qui se rendaient à Emmaüs et enfin aux apôtres, à l’exception de thomas. Huit jours plus tard, Il apparut de nouveau aux apôtres, y compris Thomas. Il se montra encore à d’autres reprises, notamment en Galilée. Quarante jours après sa résurrection, il quitta ses disciples qu’il avait réunis sur mont des oliviers et fut enlevé au ciel.

    La résurrection du Christ, attesté solennellement par le témoignage et la vie des apôtres, est, avec sa mort dont elle constitue le couronnement le fait le plus important de l’histoire. Sans elle, toute la foi chrétienne s’écroule, le sacrifice du Christ demeure sans objet (1 Corinthiens 15 :12- 34). Grâce à elle, nous avons la certitude d’avoir un sauveur vivant ( Apocalypse 1 :18), qui intercède pour nous auprès de Dieu ( hébreux 7 : 25), qui nous prépare une place dans le ciel ( jean 14 3), qui nous assiste par son esprit qu’ Il a désigné lui-même comme son successeur sur la terre ( Matthieu 28 : 20 ; jean 14 :16-17), et qui reviendra chercher ses enfants, ressuscités par sa puissance où, s’ils sont encore vivants, rendu incorruptibles et immortels ( Jean 14 : 3-1 ; 1 Corinthiens 6 :14 ; 1Thessaloniciens 4 :14).

    Jésus Christ a pleinement accompli la promesse faite à Adam et Eve ; aux patriarches et aux prophètes. Il est un sauveur parfait pour tous ceux qui croient en lui, et, comme l’a dit saint Pierre (actes 4 : 12) : « Il n’ya de salut en aucun autre ; car il n’y a dans le ciel aucun autre nom qui est été donné parmi les hommes, par lesquels nous devions être sauvé.


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