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LEÇON 10: LE PROCHAIN EMPIRE UNIVERSEL

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COURS BIBLIQUES:

LA VOIX DE L’ESPERANCE

LES SENTIERS DE LA FOI


LEÇON 10: LE PROCHAIN EMPIRE MONDIAL

Dans les prophéties  renfermées dans les saintes écritures, celle du colosse aux pieds d’argile compte parmi les plus remarquables. On la trouve dans le livre de Daniel (chapitre 2), dont plusieurs prédictions intéressent directement notre époque.

1.       Un roi troublé

       Au sixième siècle avant Jésus Christ régnait à Babylone un monarque  tout-puissant du nom de Nebucadnetsar (ou Nabuchodonosor). Ce roi eut un songe qui le troubla mais qu’il ne parvint pas à se rappeler. Il convoqua d’urgence les magiciens, les astrologues et les devins de son royaume et leur demanda de lui faire connaitre le songe et de lui en donner l’explication.

        Les  sages, ou soi-disant tels, consternés d’une tel requête, furent observer le roi que jamais monarque n’avait formulé pareille exigence, et que personne n’était capable de révéler une telle chose au roi, « excepté les dieux dont la demeure n’est pas parmi les hommes ».

         Irrité de cette réponse, le roi décida de faire mettre à mort tous ces imposteurs qui vivaient à ses dépens. La sentence devait également frapper Daniel et ses compagnons, jeunes captifs hébreux emmenés de Jérusalem. Daniel obtint un délai pour prier son Dieu qui, il en était persuadé, exaucerait sa requête. En effet, Dieu entendit sa prière et, dans une vision nocturne, lui révéla et le songe, et son explication.

        Le lendemain, Daniel se présenta devant le roi pour lui raconter le songe et en donner l’explication. Mais il s’effaça lui-même pour rendre gloire au Dieu des cieux, qui révèle ses secrets à ses enfants. A son tour, le roi glorifia Dieu ; il remit ensuite des présents à Daniel, auquel il confia la direction de toute la province de Babylone, et chargea d’honneurs ses compagnons.

2.       Le songe

           Et qu’a vu le roi en songe ?

           Il a vu une grande statue de forme humaine. Elle était immense et d’une exceptionnelle splendeur.

   La tête était d’or pur, la poitrine et les bras étaient d’argent, le ventre et les cuisses étaient d’airain, les jambes étaient de fer, et les pieds étaient en partie de fer et en partie d’argile.

Pendant qu’il regardait la statue, une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds du colosse et toute la statue fut mise en pièces.

Alors l’argile, le fer, l’airain, l’argent et l’or furent brisés ensemble, et comme la baile qui s’échappe d’une aire en été, ils furent emportés par le vent et nulle trace n’en fut retrouvée.

Mais la pierre devint une grande montagne et remplit toute la terre.

3.       Les grandes leçons de la statue

De l’ensemble de la statue se dégagent d’emblée quelques leçons fondamentales :

a)                  La statue représente comme un résumé, une synthèse de l’histoire du monde depuis Babylone jusqu’à la fin de l’économie humaine ;

b)                 On y observe la monarchie terrestre dans ses transformations successives ; chaque métal avec ses caractéristiques, symbolise l’une des monarchies universelles dont le nombre se trouve par conséquent limité à quatre ;

c)                  Contrairement à ce que pensent les partisans du progrès incessant, la marche de l’humanité est descendante ; non seulement il n’y a pas d’évolution, mais il y a un recul d’un siècle à l’autre : c’est ce qu’indique la valeur décroissante des métaux, or, argent, airain, fer ;

d)                 Cette perpétuelle descente doit aboutir à une catastrophe universelle, puisque la statue est pulvérisée par une petite pierre ;

e)                 La petite pierre qui devint une grande montagne, c’est le cinquième et le dernier empire universel ; d’essence divine, basé sur la justice et l’Amour, il doit remplacer les royaumes terrestres, et durer éternellement.

4.       Babylone, premier empire universel

  Entrons maintenant dans quelques détails. Daniel lui-même a mis en lumière le symbolisme de la statue.

La tête d’or c’est Babylone. La monarchie babylonienne inaugure avec Nebucadnetsar la série des monarchies universelles. Par sa force, sa richesse, son luxe éblouissant, elle fut bien en comparaison de celles qui devaient lui succéder, ce que l’or est à l’argent, à l’airain et au fer.

Hérodote, Bérose, Diodore de Sicile, Strabon et Flayius Josèphe ont décrit la gloire et la richesse de Babylone au temps de Nebucadnetsar. Les découvertes archéologiques ont généralement confirmé leurs récits.

Les derniers rois de Babylone préparèrent sa chute, qui eut lieu sous Belschatsar, lequel fut tué dans la nuit même où une main mystérieuse avait gravé sur la muraille ces trois mots mystérieux : compté, pesé, divisé.

La monarchie  babylonienne avait duré 68 ans, de 600  à 538 avant Jésus Christ.

5.    Les Mèdes et les Perses : deuxième empire universel

La poitrine et les bras d’argent symbolisent les Mèdes et les Perses. On sait que Cyrus s’empara de Babylone avec ses soldats en y entrant par le lit desséché de l’Euphrate dont le cours avait été détourné.

L’empire médo-persan connut des jours fastes sous Cyrus, Darius 1er, Xerxès et Artaxerxès. Inférieur à Babylone en valeur réelle de même que l’argent est inférieur à l’or, moins riche et moins somptueux, il fut aussi puissant, plus étendu, plus résistant et plus durable. Il sombra peu à peu dans l’engourdissement et ses armées, lentes et lourdes, ne surent pas résister au choc fulgurant des légions d’Alexandre le Grand qui les mirent en pièces. La bataille d’Arbelles, en 331, mit fin à l’hégémonie médo-persane.

Cette monarchie avait duré 207 ans, de 538 à 331 avant Jésus Christ.

6.       Les Grecs : troisième empire universel

Les hanches et les cuisses d’airain représentent les Grecs.

Le prophète avait dit : « il s’élèvera un troisième royaume qui sera d’airain, et qui dominera sur toute la terre. »   

Cette fois, il s’agit d’une monarchie qui doit « dominer sur toute la terre », ce qui la distingue des deux précédentes. La monarchie gréco-macédonienne répond point par point aux termes de la prophétie. Alexandre le Grand, le plus grand capitaine et l’organisateur et plus génial de tous les temps, la marqua d’une empreinte indélébile. L’airain est le métal qui représente le mieux la rapidité de ses conquêtes et l’influence durable de sa civilisation.

La monarchie gréco-macédonienne dura 185 ans, de 331 à 146 avant Jésus Christ.

7.       Les Romains : quatrième empire universel

Et le prophète continue :

« Il y aura un quatrième royaume, fort comme le fer ; de même que le fer brise et rompt tous, il brisera et rompra tout, comme le fer qui met tout en pièce. »

Les jambes de fer de la statue symbolisent la puissance romaine qui, en quelques siècles, par son génie politique et sa discipline fer, parvint à la domination du monde.

Sous Trajan, Rome gouvernait des Etats couvrant une superficie de 2 880 000 kilomètres carrées. Sa remarquable organisation pouvait faire croire qu’elle subsisterait toujours. Pourtant, dès le deuxième siècle de notre ère, devaient apparaitre les premiers signes d’affaiblissement qui allaient s’accentuer de plus en plus jusqu’à la chute, laquelle survint au cinquième siècle sous l’invincible poussée des Barbares.

La monarchie romaine avait duré 622 ans, de 146 avant Jésus Christ à 476 après Jésus Christ.

8.       Les pieds de fer et d’argile

La déposition de Romulus Augustule, dernier empereur romain, par Odoacre, roi des Hérules, marquait la fin du dernier empire universel d’origine terrestre.

Le fait que la statue ne comporte pas de cinquième métal indique qu’il n’y aura pas de cinquième empire universel terrestre. Un nouvel élément s’y introduit néanmoins, l’argile, qui se trouve mêlé au fer.

Le prophète Daniel explique ainsi cette particularité :

« Comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d’argile de potier et en partie de fer, ce royaume (le royaume symbolisé par le fer, donc Rome, qui va être morcelé) sera divisé ; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l’argile. Et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d’argile, ce royaume sera en partie fort et en partie faible. Tu as vu le fer mêlé avec l’argile, parce qu’ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne seront point unis l’un à l’autre, de même que le fer ne s’unit point avec l’argile. »

9.       Les dix royaumes

Le mélange de fer et d’argile indique que la monarchie romaine ne doit pas disparaitre entièrement, qu’elle doit se survivre à elle-même en quelques sorte, mais sous une forme divisée, morcelée, dans les différents Etats qui s’établiront sur son territoire : les Visigoths, les Ostrogoths, les Hérules, les Lombards, les Francs, les Burgondes, les Allemands, les Saxons, les Suèves, les Vandales – dix tribus en tout, comme le nombre des orteils.

Ces dix royaumes barbares ont survécus jusqu’à nos jours sous des noms différents et avec des fortunes diverses, la force alternant avec la faiblesse, ou ces deux éléments coexistant parfois dans le même Etat. La fin de l’empire romain a inauguré une ère de confusion, une sorte de chaos, où l’unité sera désormais impossible, où tous les rêves d’homogénéité s’écrouleront les uns après les autres, avec Charlemagne, Othon 1er le Grand, Fréderic Barberousse, Charles-Quint, Louis XIV, Napoléon 1er ou plus près de nous Guillaume II et Hitler.

Ni la force militaire, ni les alliances humaines – entre maisons régnantes, sous les Habsbourg, les Bourbons, les Hohenzollern par exemple – ne créeront l’unité entre le fer et l’argile, ne susciteront un cinquième empire universel terrestre. La prophétie a parlé et aucune puissance humaine ne prévaudra contre elle.

10.       Le royaume de Jésus Christ

La petite pierre qui frappe la statue et en pulvérise les éléments dévient une grande montagne et remplit la terre.

C’est elle qui représente le prochain, le cinquième empire universel, lequel subsistera éternellement parce qu’il est basé sur l’amour et la justice et gouverné par Jésus Christ, le Roi des rois.

Voilà déjà quinze siècles que l’humanité vit dans la phase de son histoire représentée par les pieds de fer et d’argile de la statue. Cette période ne va-t-elle pas bientôt  prendre fin ?

Les prédictions étudiées dans notre prochaine leçon nous le diront.

Retenons la conclusion de Daniel sur le songe du roi : « le songe est véritable et son explication est certaine. »  


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